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Séminaire "Hydroélectricité, autres usages et reconquête de la biodiversité" : les actes

publié le 16 janvier 2017 (modifié le 26 juin 2017)

Ce séminaire du 4 novembre dernier a mis en lumière la complexité du sujet et les tensions entre acteurs, mais aussi sérié les outils ou méthodes utilisables et les facteurs de succès pour (...)

Hydroélectricité, autres usages de l'eau et reconquête de la biodiversité

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Les actes du colloque (format pdf - 2.1 Mo - 09/02/2017)


Le jour même de l’entrée en vigueur de l’accord de Paris sur le Climat, le séminaire, organisé conjointement par les collèges « eau et biodiversité » et « énergie et climat » du CGEDD, a rassemblé plus d’une centaine de participants d’origines très variées : représentants des divers types d’utilisation de l’eau (hydroélectricité, irrigation, biodiversité, protection contre les inondations, pêche, navigation, loisirs nautiques), gestionnaires de la ressource (EPTB, Agences de l’eau), bureaux d’études et administrations.

Le séminaire a mis en lumière la complexité du sujet et les tensions entre acteurs, mais aussi sérié les outils ou méthodes utilisables et les facteurs de succès pour concilier des enjeux qui parfois s’opposent. L’écoute mutuelle a permis de partager quelques constats et d’identifier des thèmes de réflexion utiles pour assurer la cohérence des politiques environnementales lorsque l’hydroélectricité est en jeu :

  • Il n’y a pas de production d’énergie hydraulique sans impact sur les milieux. Les problématiques sont néanmoins très différentes entre les aménagements hydroélectriques de forte puissance et la petite hydroélectricité. Les méthodes de planification et d’évaluation des projets doivent donc être différenciées et tenir compte de la spécificité de leurs territoires d’implantation ou d’influence.
  • De nombreux aménagements hydrauliques donnent satisfaction depuis longtemps ; malgré cela le besoin d’évolution est quasi général en France. Les raisons en sont multiples : changement climatique, évolution rapide des conditions économiques et techniques du marché de l’énergie (notamment la mise en concurrence des opérateurs, la fluctuation des tarifs de vente d’électricité, ainsi que le développement des énergies renouvelables qui augmente l’importance du stockage d’eau pour l’hydroélectricité), meilleure compréhension de l’importance de la biodiversité, évolution de la demande sociale et souhait de développer des territoires souvent essentiellement ruraux. La diminution de certains besoins, tant hydrauliques qu’énergétiques, peut faire partie de l’éventail des solutions.
  • La concertation multi-acteurs sous réserve d’une représentation territoriale judicieuse, dans la confiance et dans la durée, semble le meilleur moyen d’optimiser les choix. La seule instauration de quotas par usages ou le simple jeu des règles économiques, d’ailleurs peu développées, sont insuffisants. La conciliation ne peut cependant pas tout : la reconquête de la biodiversité apportera des retombées positives à bien des territoires, mais la raréfaction de la ressource rendra vraisemblablement nécessaires des choix collectifs contraignants ou moins favorables pour certains usages. C’est un enjeu essentiel d’anticiper de telles évolutions.
  • Le contenu du cahier des charges et le périmètre des prochains renouvellements des concessions hydroélectriques sont importants pour bien articuler les besoins énergétiques, les besoins de développement des territoires concernés et les besoins de reconquête de la biodiversité.

Programme du séminaire de réflexion "Hydroélectricité, autres usages et reconquête de la biodiversité" (format pdf - 1.2 Mo - 09/02/2017)

 
 

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