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Nombre de ventes immobilières soumises aux droits de mutation de droit commun, par département : estimation
Cette estimation est effectuée par croisement de MEDOC et Fidji, deux sources en provenance de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP).
1. MEDOC et Fidji
La DGFiP produit deux types de données départementales sur l’enregistrement des mutations de biens immobiliers :
MEDOC , système comptable, fournit le produit des droits de mutation, à partir desquels leur assiette peut être calculée (par division du produit par le taux applicable)
Fidji, logiciel de gestion de la procédure d’enregistrement, fournit l’assiette et le nombre des formalités.
Tant MEDOC que Fidji distinguent les régimes de droits applicables : régime de droit commun (depuis le 1er janvier 2011, 5,00%, soit 3,80% perçu au titre du département et 1,20% perçu au titre des communes) et régime dérogatoire (depuis le 1er janvier 2011, 0,70% perçu au titre du département).
MEDOC présente l’avantage d’être exhaustif. A partir du produit des droits, leur assiette peut être calculée (par division par le taux applicable). En revanche, MEDOC présente l’inconvénient de ne pas fournir d’effectif.
Fidji présente l’inconvénient de ne pas être exhaustif : d’une part, il ne couvre pas l’Alsace-Moselle et d’autre part certaines mutations (environ 1% en montant, pour le régime taxé à 3,80%) n’y figurent pas. En revanche, Fidji présente l’avantage de fournir non seulement une assiette mais également un effectif de formalités.
2. Estimation du nombre de ventes
Le régime dérogatoire s’applique non seulement à des mutations à titre onéreux (ventes) mais également à des mutations à titre gratuit (donations). On ne sait pas isoler précisément parmi ces mutations celles qui sont à titre onéreux.
En revanche, le régime de droit commun s’applique exclusivement à des mutations à titre onéreux : les ventes d’immeubles anciens (à usage d’habitation ou commercial) et les ventes des terrains ne supportant pas la TVA. Il permet donc de calculer le nombre de ces ventes.
Fidji étant presque exhaustif, il est possible, en combinant les avantages et les inconvénients de MEDOC et Fidji, de calculer un effectif estimé, par département.
Le principe consiste :
à calculer une assiette moyenne des formalités en divisant l’assiette Fidji par l’effectif Fidji,
puis à obtenir un effectif « redressé » en divisant par ce montant moyen l’assiette calculé à partir de MEDOC,
soit : effectif estimé = effectif (Fidji) * assiette (MEDOC) / assiette (Fidji).
Ce recalage revient à supposer que les quelques mutations figurant dans MEDOC mais non dans Fidji ont le même montant moyen que les autres mutations. Même si cela n’était pas vrai, l’effet sur le résultat final serait faible (si les mutations manquantes dans Fidji étaient d’un montant moyen deux fois plus élevé que la moyenne, l’erreur sur l’effectif total serait de l’ordre de 1%).
Néanmoins, certains mois, dans certains départements, l’assiette figurant dans Fidji est très différente de l’assiette calculée à partir de MEDOC. Cela peut provenir de régularisations ou du fait qu’une mutation d’un gros montant figure dans MEDOC mais non dans Fidji. Cette difficulté peut cependant être facilement résolue en utilisant non pas des moyennes simples mais des moyennes réduites (en excluant les 1/6 des valeurs les plus petites et les plus grandes).
Par ailleurs, il apparaît que seul un effectif cumulé sur 12 mois présente une volatilité suffisamment faible pour être significatif au niveau départemental.
La formule retenue est la suivante :
Effectif sur 12 mois estimé = effectif Fidji sur 12 mois * moyenne réduite (assiette MEDOC/ assiette Fidji), la moyenne réduite étant calculée comme la moyenne des 12 ratios mensuels départementaux en excluant les 2 valeurs les plus élevées et les plus basses (il ne reste donc que 12-2-2 = 8 valeurs).
Le délai entre la signature d’un acte de vente et l’enregistrement par les conservations des hypothèques est de 1,7 mois en moyenne. On arrondit ce délai à 2 mois. L’effectif sur 12 mois calculé à partir des résultats de MEDOC et Fidji de mai 2010 à avril 2011 correspond donc à l’effectif des actes signés de mars 2010 à février 2011.
Ce calcul est effectué pour tous les départements hors Alsace-Moselle.
Il est ensuite effectué pour l’ensemble de la France.
Par différence on calcule un effectif pour l’ensemble de l’Alsace-Moselle, ce qui revient à supposer que l’assiette moyenne est la même en Alsace-Moselle que sur l’ensemble de la France. Une extraction des bases de données notariales a montré que cette hypothèse est approximativement vérifiée. Néanmoins, la volatilité et la marge d’erreur sont nettement plus élevées que pour les autres départements. Cet effectif doit donc être considéré comme un simple ordre de grandeur. On n’exclut pas de pouvoir résoudre cette difficulté ultérieurement.
3. Suspension temporaire de la publication
A compter de septembre 2011, le délai dont disposent les notaires pour adresser un acte de vente à la conservation des hypothèques a été raccourci de 2 mois à 1 mois. Ce raccourcissement engendre une augmentation temporaire du flux mensuel d’enregistrements, qui conduit à surestimer le montant et le nombre des mutations immobilières. Pour cette raison, la publication de ces données a été suspendue. Cf. précisions.
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