Juin 2013

publié le 10 juin 2013
Friggit juin 2013

Les graphiques sur le prix de l’immobilier d’habitation sur le long terme ont été actualisés.

To English page : the charts about home prices in France in the long run have been updated.

a) Prix
Au premier trimestre 2013, le prix des logements anciens en France, rapporté au revenu par ménage, est supérieur de 79% à la tendance longue qu’il avait suivie sur la période 1965-2001. Ce dépassement est très différencié géographiquement (graphique 2.4.).
Aux Etats-Unis et en Allemagne, le prix des logements rapporté au revenu par ménage augmente fortement tout en restant voisin de son niveau de 2000 (graphique 2.2).

Bien que les taux d’intérêt demeurent historiquement faibles (graphiques 1.4. et 3.3.), le pouvoir d’achat immobilier reste au voisinage de ses plus bas (graphique 3.2.). Pour acheter le même logement "toutes choses égales par ailleurs", un primo-accédant doit s’endetter sur 28 ans, contre 15 ans en 1965 ou 2000 (graphique 3.4.).

Début 2013, l’indice des loyers de l’INSEE, rapporté au revenu moyen par ménage de l’ensemble des ménages, est au même niveau qu’en 1974 et qu’en 1999 (graphique 2.3.). Cf. à ce sujet cette note sur l’évolution des loyers et des revenus depuis 1970. L’indice du prix des logements ayant progressé beaucoup plus rapidement que l’indice des loyers, le rendement locatif s’est effondré.

Fin mai 2013, le prix des actions est inférieur à sa tendance longue bicentenaire de 29% en France et de 15% aux Etats-Unis (graphique 1.3.).

b) Volumes
Le nombre de ventes de logements anciens (maisons et appartements vendus à l’unité) cumulé sur 12 mois était de 665 000 à fin avril 2013, alors qu’il était resté voisin de 800 000 de 2000 à 2011, hormis le décrochage de 2008 et 2009 (graphique 4.2.).

Fin avril 2013, le montant annuel des transactions de logements anciens est inférieur de 7% à la tendance longue qu’il avait suivie sur la période 1967-2000 (graphique 2.1.). Sur un an, il a diminué de 18% et le montant trimestriel des transactions, plus réactif mais plus volatil, a diminué de 2% (graphique 4.3.4.).

Le flux des nouveaux crédits aux ménages pour l’habitat rebondit légèrement (graphique 5.3.). La dette immobilière des ménages représente 66% de leur revenu disponible, soit deux fois plus qu’en 1990.

c) En conclusion, si le montant total des transactions est voisin de sa tendance longue, c’est par la conjonction de prix qui sont très supérieurs et de nombres de transactions qui sont très inférieurs à leurs tendances longues respectives (graphique 6.3.).

Derniers documents mis en ligne
"Loyers et revenus depuis les années 1970" (juin 2013), note.
"Le prix des logements sur le long terme" (mars 2013), présentation.

Questions fréquentes


Dossier réalisé par Jacques Friggit (CGEDD) au titre de la mission de veille et de prospective du CGEDD. Les analyses et points de vue exprimés sont ceux de leur auteur et, en particulier, n’engagent pas l’Administration.